Pour le ministre de l’Education Vincent Peillon, le mouvement de protestation des enseignants de la capitale contre la réforme des rythmes scolaires est « une exception parisienne qui ne reflète pas exactement la position des directions [du] Snuipp-FSU et de l’UNSA ».

Peillon ne se sent pas « trahi »

« Je ne me sens pas trahi, car je n’ai pas le sentiment que les principaux syndicats du primaire ne veulent pas de cette réforme », a expliqué le ministre lors d’une intervention auprès de journalistes de presse hier. « Je ne connais pas ce monsieur [Jérôme Lambert, secrétaire départemental] du Snuipp-FSU Paris. Il paraît qu’il est un peu agacé ».

Selon le ministre, les dirigeants nationaux des syndicats sont même « un peu embarrassés de ce qui se passe à Paris ».

L’intérêt des élèves d’abord

S’il a reconnu « ne pas avoir fait un tabac au CSE« , Vincent Peillon a rappelé que même s’il n’y avait pas de « grève injustifiée, il y a une tâche qui est la [s]ienne, de faire passer d’abord l’intérêt des élèves ». Mais le ministre est conscient que la réforme des rythmes n’est pas « une réforme paresseuse. Pour les enseignants, il y a là un changement réel d’habitudes », a-t-il estimé.

Plusieurs syndicats enseignants, dont le Snuipp-FSU Paris, ont appelé les enseignants à se mettre en grève aujourd’hui contre l’application de la réforme des rythmes scolaires à Paris dès 2013. Jérôme Lambert a annoncé ce matin que plus de 90 % des enseignants du primaire de la capitale avaient suivi le mouvement.