Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a écrit hier aux syndicats à l’origine de l’appel à la grève des enseignants parisiens contre la réforme des rythmes scolaires. Dans un courrier adressé à l’intersyndicale formée du Snudi-FO, du SE-Unsa, de SUD-Éducation, de la CNT-STE, de la CGT-Éduc’action et du Snuipp-FSU, le maire de Paris assure notamment que la Ville « prendra toutes ses responsabilités pour élaborer un projet éducatif parisien et offrir aux enfants un temps périscolaire, utile et de qualité » dans le cadre de l’application de la réforme à la rentrée 2013.

Pour Bertrand Delanoë, « la municipalité a toujours été au côté des enseignants« .

« En permettant aux directeurs et directrices d’école d’être déchargés de leur classe […], en mobilisant un corps d’enseignants municipaux spécialisés en musique, arts plastiques et sports, la ville accompagne et soutient le travail des enseignants parisiens« , indique le maire, rappelant que « le précédent gouvernement supprimait de nombreux postes et rendait l’exercice de leur métier particulièrement difficile ».

Qualifiant la conduite de la réforme des rythmes scolaires de « défi pour les services et les agents de la ville », il reconnaît qu’elle « implique de développer une offre de service public nouvelle et inédite dans son ampleur ».

4 réunions publiques seront organisées par la mairie de Paris « jusqu’à la fin du mois de février » sur le projet éducatif développé par la Ville dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Le maire « espère que les enseignants parisiens […] souhaiteront y trouver leur place ».