Le taux d’enseignants du primaire parisiens en grève ce mardi 22 janvier contre la réforme des rythmes scolaires s’élève à plus de 90 %, a annoncé ce matin le Snuipp-FSU Paris, l’un des syndicats à l’origine de l’appel à la grève. Le principal syndicat du primaire prévoit un mouvement « historique ».

Plus de la moitié des écoles primaires fermées

De son côté, la mairie de Paris a fait état ce matin d’une mobilisation « massive » avec un taux de 84 % de grévistes. Hier, elle avait annoncé que plus de la moitié des écoles primaires de la capitale resteraient fermées aujourd’hui. Malgré l’appel de l’UMP parisienne réclamant un service minimum d’accueil aujourd’hui dans les écoles, la Ville n’a prévu de le mettre en place que dans 66 établissements, « compte tenu du nombre res­treint d’agents disponibles ».

Une manifestation des enseignants est prévue cet après-midi à 14h, du métro Temple à l’Hôtel de ville.

Le retrait de la réforme des rythmes scolaires demandé

Les enseignants  défileront pour protester contre la réforme des rythmes scolaires dans le primaire, dont l’application est prévue dès la rentrée 2013 à Paris. Le Snuipp-FSU déplore un projet « bâclé », relevant plus « du bricolage politique que d’une réelle vision de l’école ». Le syndicat dénonce notamment le risque d' »aggravation de l’état du périscolaire », la réforme allongeant la pause méridienne. « La réalité aujourd’hui est loin d’être satisfaisante », indique le syndicat, constatant par exemple « une absence de formation des surveillants, un statut précaire pour une grande partie d’entre eux, un non-remplacement des absences et un ‘turn-over’ important », ou encore « un criant manque de locaux ». Interrogé ce matin sur France-Bleu, Jérôme Lambert, secrétaire départemental du syndicat, a estimé que la mairie de Paris voulait, « en 4 mois, faire plus dans le domaine périscolaire que ce qu’elle est capable de faire aujourd’hui ».

Le Snuipp-FSU pointe également du doigt l’impact sur les « conditions de travail des professeurs de la Ville de Paris ». « Leur périmètre d’intervention pourrait s’élargir au périscolaire, au détriment du temps scolaire et des élèves », regrette le syndicat.

« Pourquoi la Ville de Paris n’a-t-elle pas adopté la même prudence que les autres communes qui ont déjà annoncé la demande de report de l’application de la réforme à la rentrée 2014 ? », interroge le syndicat, qui réclame « le retrait de cette pseudo-réforme ».

Les représentants syndicaux ont demandé à être reçus cet après-midi par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ou « un élu le représentant ».