La mise en place d’un service minimum dans les écoles durant la grève du 22 janvier contre la réforme des rythmes scolaires a été demandée par les maires UMP de 8 arrondissements parisiens.

Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement, a regretté vendredi que le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, « traîne des pieds » pour mettre en oeuvre ce service minimum d’accueil (SMA) dans les écoles mardi. « C’est idéo­lo­gique, il est contre », a-t-il déploré, le SMA ayant été voté sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

« La grève risque d’être très sui­vie, on parle de grève his­to­rique et beau­coup d’écoles vont être fer­mées, a indiqué Philippe Goujon. Soit M. Delanoë applique le SMA le plus pos­sible, soit il uti­lise la pos­si­bi­lité de conven­tion­ner avec les caisses des écoles — dont le maire d’arrondissement est le pré­sident — pour que l’on puisse dres­ser la liste de per­sonnes, comme des parents ou des agents muni­ci­paux, qui pour­raient s’occuper des enfants ». Rachida Dati (VIIe), François Lebel (VIIIe), Claude Goasguen (XVIe), Jean-François Legaret (Ier), Brigitte Kuster (XVIIe), Jean Tiberi (Ve) et Jean-Pierre Lecoq (VIe) se sont également prononcés pour l’établissement rapide d’un SMA dans les écoles touchées par la grève enseignante.

L’UMP parisienne a aussi désapprouvé « l’annonce uni­la­té­rale de Bertrand Delanoë de la mise en oeuvre de la réforme des rythme sco­laire à la ren­trée 2013″, qu’elle considère comme de « l’amateurisme ». « Cette réforme entraî­nera des bou­le­ver­se­ment au quo­ti­dien pour les ani­ma­teurs de la Ville, pour les asso­cia­tions cultu­relles et spor­tives ainsi que pour les enfants et leurs familles », a-t-elle souligné, demandant « solen­nel­le­ment » à Bertrand Delanoë de s’engager « à ne pas aug­men­ter les impôts locaux pour finan­cer cette réforme ».

Si la mairie de Paris a assuré que la ville « appli­quera le SMA », elle a rappelé n’avoir « tou­jours pas les chiffres des gré­vistes, néces­saires pour orga­ni­ser la mise d’un SMA de qua­lité ». « Plus la grève est mas­sive, plus c’est dif­fi­cile à orga­ni­ser », a-t-elle rappelé.