Bruno Julliard, ancien conseiller en charge de la loi de refondation pour l’école auprès de Vincent Peillon, a estimé que la réforme des rythmes scolaires en primaire, défendue par le ministre de l’Education nationale, était « acceptable pour les enseignants ».

La réforme des rythmes, « une bonne mesure »

La réforme des rythmes scolaires « est une bonne mesure, a déclaré Bruno Julliard dans une interview publiée mercredi par l’Express. Il faut à présent faire en sorte qu’un maximum de villes l’appliquent dès la rentrée 2013, sinon il existe un risque qu’elle ne soit jamais appliquée ». L’ex-conseiller du ministre a rappelé « qu’au départ, Vincent Peillon souhaitait allonger l’année scolaire« . Or,  » il n’en est rien finalement. La réforme est donc acceptable pour les enseignants », a-t-il jugé.

L’ancien conseiller s’est aussi exprimé sur la grande concertation organisée en début d’été 2012, après les déclarations du ministre sur le retour à la semaine de 4,5 jours. « Quand Vincent [Peillon] m’a proposé d’entrer dans son cabinet, nous savions déjà que nous devions conduire cette vaste concertation, a indiqué Bruno Julliard. Nous savions ce que voulions mettre dans la loi, mais la consultation de l’été a beaucoup servi à asseoir dans l’opinion l’intérêt de certaines réformes, sur les rythmes, la formation des enseignants, le premier degré notamment », a-t-il poursuivi, expliquant qu' »il s’agissait de pousser au maximum notre avantage sur certains sujets ».

Conservatisme et corporatisme des syndicats enseignants

En outre, l’ex-conseiller du ministre s’est dit « frappé par le conservatisme et le corporatisme des principaux syndicats enseignants », qui l’ont « particulièrement interpellé » lors du débat organisé au CSE autour du décret sur la réforme des rythmes scolaires. « Sur les trois heures de débat, l’intérêt des élèves sur la question des rythmes scolaires a du être abordé deux ou trois fois, par les réprésentants des maires et les associations de parents », a-t-il souligné, déplorant qu' »à partir du moment où un syndicat se positionne sur un enjeu corporatiste, les autres suivent. Il y a comme une course à l’échalotte entre organisations sur ce terrain-là ».