Eté 2099/ simulateur Météo France

Eté 2099/ simulateur Météo France

L’Institut Goddard de la Nasa (GISS) vient de publier une étude dans laquelle il indique que « huit des neuf années les plus chaudes enregistrées sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880 se sont toutes produites depuis 2000″.

James Hansen, directeur de l’Institut, qui a piloté l’étude, cité par lefigaro.fr, observe que « nous sommes actuellement à environ un degré Celsius du maximum enregistré depuis près d’un million d’années ».

2005, 2010 et 2012 ont été des années particulièrement chaudes. En cause, pour le climatologue Gavin Schmidt, cité par lefigaro.fr : « nous continuons à émettre de plus en plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ».

Des chiffres ? Si l’on reprend ceux de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), ils sont alarmants : la concentration de CO2 était de 285 parties par million en volume en 1880, 315 en 1960 et aujourd’hui plus de 390…

Canicules et fonte des glaces

L’Agence NOAA (agence fédérale chargée de la surveillance du climat et de l’océan, National Oceanic and Atmospheric Administration) signale également que 2012 a été l’année la plus torride aux Etats-Unis depuis 1880. On pouvait d’ailleurs lire la semaine dernière sur Le Monde un article intitulé : « 2012, année de catastrophes climatiques pour les Etats-Unis ».
Enfin, James Hansen note que « la fréquence des canicules extrêmes augmente ».

La Banque mondiale avait d’ailleurs alerté en novembre dernier sur les conséquences  qu’engendrerait le réchauffement climatique, si les comportements des pays ne changeaient pas diamétralement. En effet, lisait-on sur lefigaro.fr, « même si les pays respectent leurs engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre la température moyenne globale pourrait encore grimper de 4 °C d’ici 2100″.

Un des corollaires de ce réchauffement climatique est la nette fonte des glaces. Une étude publiée dans la revue « Nature Geoscience » en décembre dernier montrait ainsi que l’Antarctique se réchauffait deux fois plus vite que ce que les scientifiques avaient calculé. Quant aux animaux, ils rapetissent !

En conclusion, si l’on se fie aux prédictions de Météo France, en 2100, il risque de faire plutôt chaud sur Terre. En été, par exemple à Paris en 2099, il pourrait faire plus de 32 degrés, et plus de 29 degrés dans le Nord-Pas-de-Calais…