Enseignement professionnel : appels à la grève le 23 et le 31 janvier

Le projet de loi d'orientation n'est pas très favorable à l'enseignement professionnel. Les syndicats, inquiets pour l'avenir des PLP et de certaines filières, lancent deux appels à la grève en janvier.

« Certaines orientations [du projet de loi d’orientation sur l’école] font peser de graves menaces sur l’enseignement professionnel public initial sous statut scolaire, sur les personnels et sur les élèves » estiment aujourd’hui le Snuep-FSU, le Snep-FSU, le Snetap-FSU, la CGT-Éduc’action et SUD-Éducation (source : AEF) . Suite au CSE, en décembre dernier, l’intersyndicale jugeait que « l’enseignement professionnel méritait mieux qu’une jambe de bois« .

Les cinq syndicats, n’ayant toujours pas observé d’avancées, lancent un appel à la grève pour le 31 janvier, tandis que le Snetaa-FO lance un appel à la grève pour le 23 janvier, jour où le projet de loi d’orientation et de programmation pour l’école sera présenté en Conseil des ministres.

Les syndicats reprochent au gouvernement de n’avoir pas prévu une réforme du bac pro en 3 ans, qui s’avère être désastreuse.

Ils s’opposent également à l’évaluation par le contrôle continu, et réclament un retour à de vrais dipômes nationaux. Le contrôle continu en bac professionnel est décrié par les syndicats depuis sa mise en place, et a déjà fait plusieurs fois l’objet de pétitions en vue de sa suppression.

Des formations et filières menacées

Le problème de l’offre de formations est également posé. Dans son étude publiée en décembre 2012, intitulée « S’insérer à la sortie de l’enseignement secondaire : de fortes inégalités entre filières« , le Céreq notait ainsi qu' »en 2010, le taux de chômage des jeunes sortis de l’enseignement professionnel secondaire trois ans plus tôt variait de 3 % à 45 % selon la spécialité de formation ». Pour le Céreq, « la pertinence de l’architecture de l’offre de formation dans certains domaines » est donc à étudier de près. A savoir, en 2012, l’offre comprenait 84 bacs professionnels.

Or, le projet de loi prévoit que désormais ce sont les régions qui établiront les cartes des formations professionnelles. Les syndicats redoutent que les formations proposées ne répondent qu’à des besoins locaux et pontuels. Elles seront immanquablement réduites, ce qui engendrera des « suppressions de postes et de sections ». Des postes de PLP, dont la spécialité ne correspondrait pas aux besoins, pourraient bien être supprimés.

Dans son appel à la grève, le Snetaa-FO explique ainsi vouloir « défendre les diplômes nationaux » et lutter « contre la régionalisation de l’Education nationale ».

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.