La ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso présente aujourd’hui dans Le Monde plusieurs mesures de son projet de loi pour l’enseignement supérieur et la recherche, qui sera présenté en mars en Conseil des ministres.

Sur la partie « Réussite de tous les étudiants »

La loi a notamment pour ambition de favoriser l’orientation de tous les étudiants, en simplifiant l’offre de formation proposée à l’université. « Il y a 2 231 licences professionnelles et 1 420 licences générales avec des intitulés hyperpointus, souvent incompréhensibles pour les jeunes », a déploré Geneviève Fioraso, estimant qu’il fallait « en finir avec la jungle des formations ». La nouvelle carte de formation nationale ne comportera plus qu’une centaine d’intitulés de licences générales, alors que les licences professionnelles ne seront pas impactées. Le nombre de masters (actuellement 1 400 mentions et 6 000 spécialités) devrait lui aussi être revu à la baisse. Seuls les diplômes inscrits dans cette nouvelle nomenclature pourront être accordés par les universités.

La ministre a également annoncé que les bacheliers professionnels et technologiques seront désormais « prioritaires » pour les inscriptions aux BTS et DUT. Toutefois, elle n’a pas évoqué de quota.

En outre, Geneviève Fioraso souhaite resserrer les liens entre classes prépas et universités. Elle a indiqué la mise en place d’une « inscription automatique à l’université des étudiants en CPGE« . Les enseignants pourront ainsi faire cours à la fois en classe préparatoire et à l’université. « Les proviseurs seront incités à proposer à leurs élèves des cours à l’université. Les élèves de CPGE seront ainsi immédiatement initiés à la recherche », a précisé la ministre.

Sur la partie « Gouvernance des établissements »

Fioraso veut aussi revoir les modalités de gouvernance des universités, en accordant aux collectivités locales, au Conseil économique et social régional, aux organismes de recherche et aux personnalités extérieures qui siègeront au Conseil d’administration un droit de vote, notamment pour l’élection du président. Elle a également évoqué la transformation du conseil scientifique en « conseil académique », qui « aura ses propres prérogatives, l’organisation des formations, de la recherche et de la vie étudiante ».

Toutefois, « la nouvelle loi n’ambitionne pas de tout régler », a conclu la ministre, précisant que de nouveaux textes seront amenés, par la suite, à la renforcer.