Espé : les impératifs de la CDIUFM sont « presque tous satisfaits dans l’esprit » (P. Demougin)

Patrick Demougin s'est dit plutôt satisfait par le texte du projet de loi sur la refondation de l'école, qui répond à "presque tous" les impératifs de la CDIUFM concernant les Espé.

Le président de la CDIUFM, Patrick Demougin, s’est dit lundi plutôt rassuré par les modalités du texte de la loi sur la refondation de l’école concernant les Espé. « Le texte […] répond globalement à nos attentes, a indiqué Patrick Demougin dans une interview accordée à EducPros. Nous avions émis des impératifs et ils sont presque tous satisfaits dans l’esprit ».

Les Espé ne seront pas « des coquilles vides »

Alors qu’avant la parution du projet de loi, le président de la CDIUFM craignait « un risque de déstructuration des IUFM et de négation de 20 ans de travail dans ces structures […], les Espé, telles qu’elles sont envisagées [par le texte], ne seront pas des coquilles vides chargées de puiser des ressources dans les différentes UFR des universités. Ce seront de réels établissements structurés et capables de mettre en place une politique cohérente en lien avec les composantes de l’université », a-t-il estimé.

Patrick Demougin a toutefois insisté sur la nécessité d' »être attentif à la mise en œuvre de cette réforme », par exemple dans le cas des académies comptant plusieurs universités. « S’il n’y a qu’une université dans l’académie, la situation est simple, il s’agira d’un transfert de l’IUFM vers l’Espé. Mais dans les situations plus complexes, avec plusieurs universités, on pourra voir naître une Espé sur les cendres de l’IUFM existant, ou alors dans une autre université ou encore dans le cadre d’un PRES », a-t-il souligné.

Vigilance particulière sur les modalités des concours

Le président de la CDIUFM a également promis d’être particulièrement vigilant sur les modalités des concours enseignants. « Nous sommes pour un système dans lequel la formation pilote le concours et non l’inverse », a-t-il déclaré, estimant qu’avant la masterisation, « la formation se composait d’une année de bachotage, pour avoir le concours, suivie d’une année de surmenage pour apprendre le métier sur le terrain. C’est un modèle consécutif que tout le monde trouve non pertinent ». Il a également indiqué que la plupart de nos voisins européens ont préféré « le modèle simultané dans lequel les candidats apprennent simultanément des éléments de culture professionnelle et les savoirs académiques nécessaires ».

Concernant les futurs recalés au concours ayant validé leur M1, « ils iront certainement en M2 avec un parcours adapté », a avancé Patrick Demougin, jugeant que « le projet de loi n’est pas encore tout fait clair là-dessus ».

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