La revue scientifique Nature publiait la semaine dernière les résultats préliminaires d’une enquête initiée par l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) sur les risques d’accidents au sein des laboratoires de recherche. Selon ces premiers résultats, 46 % des chercheurs se sont déjà blessés sur leur lieu de travail, dont 20 % plusieurs fois.

Les répondants évoquent par exemple projections d’acide, griffures de singe ou morsures de serpent. Pour certains d’entre eux, cela fait partie du métier. « C’est inévitable dans ce genre de travail, écrit l’un des répondants. Quel que soit votre niveau de vigilance ».

L’enquête révèle également certaines faiblesses dans les normes de sécurité des laboratoires de recherche. Ainsi, seuls 60 % des répondants affirment avoir reçu une formation adéquate sur les risques liés au matériel ou aux produits utilisés dans leurs laboratoires.

L’enquête a été menée auprès d’environ 2 400 chercheurs, principalement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais aussi en Europe, au Japon ou en Chine. Elle a été lancée suite au décès d’une jeune assistante de recherche, qui s’était enflammée en manipulant des produits sans protection.