pâte à pain Flickr/zigazou76

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Le colloque « Le mou et ses limites » étudiera le rapport à la « mollesse » dans les arts, le design, la littérature, le théâtre et le cinéma avec un corpus d’œuvres compris entre les XIXe et XXIe siècles, peut-on lire sur le site Fabula.

Quatre approches sont proposées : approche physique ou métaphysique, approche organique et alimentaire, dégoût et horreur et dissolution et putréfaction.

Les propositions de contributions doivent être envoyées avant le 10 mai 2013.

Le rôle du mou est loin d’être négligeable. On pouvait lire par exemple dans Le Monde du 13 décembre dernier un article intitulé « Le billet craquant vaut plus que le mou« .
L’article explique, en s’appuyant sur l’étude de deux chercheurs canadiens, qu’ »un billet neuf est source d’orgueil pour son propriétaire, qui aura plus de mal à s’en séparer » et que « l’aspect de l’argent peut donc modifier les comportements d’achat. » Alors que les propriétaires d’un billet de la même valeur mou et fatigué le dépenseront beaucoup plus facilement !

Conclusion : un billet de banque est comme une chips. On le préfère craquant.

Le mou cependant peut avoir une réelle valeur esthétique : il n’est que de revoir les fameuses « montres molles » de Dali.

Afin de mieux maîtriser la notion de « mou » dans le domaine de l’histoire des arts, le livre « Le mou et ses formes » de Maurice Fréchuret est une réference.

Le colloque annoncé risque fort d’être passionnant !