Stefan Zweig et Guillaume Apollinaire tombent dans le domaine public cette année

Le poète Apollinaire, l'écrivain Stefan Zweig, l'historien Pierre Champion, l'architecte Hector Guimard... font partie des nouveaux entrants dans le domaine public cette année.

Ce 1er janvier, on fêtait la nouvelle année mais aussi le Public Domain Day. Cette « Journée du domaine public » est chaque année l’occasion de célébrer « la somme impressionnante de connaissance, d’information et de beauté qui (…) devient gratuitement accessible à l’humanité ».

En effet, en France comme dans les autres pays d’Europe, les oeuvres artistiques tombent dans le domaine public 70 ans après la mort de l’auteur : il n’est alors plus nécessaire de négocier une autorisation avec les ayant-droits pour éditer ou adapter l’oeuvre.

Léon Daudet, Guillaume Apollinaire, Pierre Champion

Les droits d’exploitation disparaissent au premier janvier suivant cette période de 70 ans. En France, on compte parmi les auteurs concernés Léon Daudet (fils d’Alphonse), journaliste et romancier prolifique, auteur de quelque 128 livres et plus de 9000 articles; l’historien Pierre Champion, spécialiste de la période médiévale; Charles Seignobos, spécialiste de l’histoire de la IIIème République; l’écrivain Ernest Pérochon, prix Goncourt en 1920 pour Nêne; ou encore le poète et académicien André Bellesort.

En raison de prolongations du droit d’auteur pour les années de guerre et les auteurs morts pour la France, l’oeuvre du poète Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918, ne rejoindra par contre le domaine public qu’en septembre 2013.

Les oeuvres picturales et architecturales aussi concernées

Hors de nos frontières, le dramaturge, poète et écrivain autrichien Stefan Zweig (Le Joueur d’échecs) s’ajoute à la liste, comme le poète espagnol Miguel Hernández, l’auteure suisse Annemarie Schwarzenbach, le « Kafka polonais » Bruno Schultz

Les oeuvres littéraires ne sont pas les seules concernées : les oeuvres architecturales peuvent aussi basculer dans le domaine public. Ainsi, vous pourrez cette année reproduire librement chez vous l’édicule du métro Porte Dauphine d’Hector Guimard, ou l’opéra de Nancy reconstruit en 1919 par Joseph Hornecker. Avec ces deux architectes, c’est l’Art Nouveau qui fait son entrée. Il en va de même pour les oeuvres picturales : le tableau « American Gothic » de Grant Wood rejoint lui aussi le patrimoine public.

L’an passé, ce sont notamment les oeuvres du philosophe Henri Bergson, du peintre Robert Delauney et des écrivains James Joyce et Virginia Woolf qui avaient été libérées de leurs droits. En 2015, les oeuvres de Romain Rolland et de Jean Giraudoux seront concernées. En 2016, celles de Paul Valéry, Robert Brasillach, ou encore Pierre Drieu La Rochelle. Mais aussi le problématique Mein Kampf d’Adolf Hitler : le Land de Bavière, qui en détient les droits, a annoncé en octobre rechercher des moyens juridiques pour empêcher sa libre réédition en Allemagne.

Source(s) :
  • Numerama, SavoirsCom1, AFP

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