Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos le 28 décembre dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé que « chaque grande université disposera, dans son conseil d’administration, d’un vice-président en charge du numérique et d’un centre de ressources numériques. » Cette volonté devrait être inscrite dans le projet « France université numérique » auquel la ministre travaille actuellement et dont les grandes lignes devraient être présentées le mois prochain.

« Tous les cours magistraux qui sont dispensés dans des amphithéâtres bondés, dans de mauvaises conditions, tels les cours de médecine de première année, peuvent être remplacés par des cours en ligne » a-t-elle par ailleurs déclaré.

Vincent Berger, rapporteur général des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, avait tenu les mêmes propos, dans l’entretien qu’il nous avait accordé : « le cours en amphi­théâtre, qui est uni­di­rec­tion­nel, parait désuet, voire anachronique ». Il avait lui aussi souligné l’importance du numérique à l’université, estimant que « l’université et l’école en ligne à la française [étaient] à construire ».