Espé : le projet de loi de refondation leur assigne « des missions ambitieuses » (CDIUFM)

La CDIUFM a estimé hier dans un communiqué que le projet de loi pour la refondation de l'école donnait "des missions ambitieuses" aux Espé, mais que la mise en oeuvre "restait à construire".

« Les éléments contenus dans [le projet de loi de refondation] donnent une assise aux Écoles supérieures du professorat et de l’éducation et leur assignent des missions ambitieuses », estime la Conférence des directeurs d’IUFM (CDIUFM) dans un communiqué publié hier.

Un projet qui « répond aux besoins de la refondation de l’Ecole »

Ce projet permet à la fois « d’assurer le continuum de formation (formation initiale et continue, autres métiers) et de répondre aux besoins de la refondation de l’École de la République (innovation, recherche, pédagogie universitaire, coopération internationale, numérique) » écrit la Conférence. Il donne également « la garantie d’une homogénéité et d’une lisibilité qui font nettement défaut aujourd’hui », en regroupant « différentes formations dans l’unique mention des Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (MEEF) ». En outre, il peut installer les Espé dans une « capacité effective à ‘organiser’ la formation des enseignants« , en « précisant que ‘des crédits et des emplois’ peuvent être affectés, et en détaillant le cadre institutionnel du pilotage et des instances consultatives et délibératives ».

Vigilance « sans faille » des directeurs d’IUFM

La CDIUFM attire toutefois l’attention sur la vigilance « sans faille » des directeurs d’IUFM sur la mise en place de la réforme, « tant du point de vue des arrêtés et des décrets d’application de la loi que de ce qui commence à s’opérationnaliser sur le terrain ».

En effet, si le projet de loi porte des « ambitions fortes », sa mise en oeuvre « reste à construire ». Ses différents chantiers doivent « s’appuyer sur la loi et non la dévier de son ambition ». Un cahier des charges qui limiterait « l’action des Écoles supérieures au master et à une coordination d’enseignements portés essentiellement par d’autres composantes […], une accréditation qui la construirait en fonction de périmètres négociés par des universités concurrentes », ou encore « un concours qui ne changerait pas assez pour imposer une logique de formation intégrée », voilà notamment « ce que la loi ne veut pas », affirme la CDIUFM.

Source(s) :
  • AEF

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