Dans un communiqué intitulé « L’enseignement professionnel public mérite mieux qu’un pansement sur une jambe de bois« , l’intersyndicale de l’enseignement professionnel dénonce la disparition, dans le projet de loi d’orientation pour l’école, de « certaines promesses initiales du gouvernement […] et notamment celles qui concernent une réelle ambition pour les lycées dans leurs trois voies de formations ».

En particulier, « la loi la loi ne remet pas en cause les réformes majoritairement contestées dont celle de la voie professionnelle, dont les effets néfastes produisent leurs effets à plein », estime l’intersyndicale, déplorant le manque de perspective avancées par la loi pour « améliorer la réussite des lycéens ». Elle regrette notamment que ne soient pas évoqués « la remise en place de parcours en 4 ans » ou « le retour à une évaluation nationale de diplôme de la voie professionnelle ».

En outre, les syndicats « continuent de s’opposer à tout transfert de compétences entre l’État et les régions dans le domaine de l’enseignement professionnel public« , comme le propose le projet de loi. « Ainsi le pilotage par les régions des cartes de formations professionnelles initiales qui a été réintroduit dans le projet […] montre la vision restrictive du ministère sur le rôle et sur les missions de l’enseignement professionnel à l’intérieur du système éducatif », écrivent-ils, demandant « aux ministres de réaffirmer le rôle de l’Éducation nationale et […]de l’Agriculture dans le développement du service public de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire, par un pilotage fort« .