Enseignement supérieur : les grandes orientations de la future loi dévoilées par Fioraso

Geneviève Fioraso a précisé vendredi les grands axes de la future loi d'orientation pour l'enseignement supérieur. Revalorisation des filières professionnelles et technologiques, licences pluridisciplinaires à la fac et accompagnement des universités sont au programme.

Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a précisé vendredi dans un entretien aux Echos les grandes orientations de la future loi d’orientation pour l’enseignement supérieur. Le rapport des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui servira de base à l’élaboration de cette loi, est remis aujourd’hui au président de la République François Hollande.

Une meilleure orientation des bacs professionnels et technologiques

Selon la ministre, le principal enseignement du rapport des Assises est qu’il faut « mieux orienter » les étudiants, notamment les bacheliers professionnels et technologiques. « Les bacs pro iront en priorité en STS pour préparer un BTS et les bacs techno à l’IUT pour décrocher un DUT », a indiqué la ministre, précisant toutefois que « l’idée d’instituer ou non des quotas sur ces filières » n’avait pas été tranchée. Geneviève Fioraso y voit un moyen d’enrayer « l’échec des bacs pro et techno, qui ont entre trois et six fois plus de risques d’échouer à l’université que des bacs généralistes » et de revaloriser les filières professionnelles et technologiques.

Pour l’université, des licences pluridisciplinaires et un « accompagnement »

La ministre de l’Enseignement supérieur a également annoncé la création de « licences pluridisciplinaires » pour les étudiants d’université. « Ceux qui feront ‘socio’ pourront suivre des cours de ‘psycho’ ou de sciences cognitives par exemple », a-t-elle expliqué.

Les universités « n’ayant pas de comptabilité analytique, elles ont mis du temps à réaliser qu’elles s’étaient fait avoir lors du passage à l’autonomie. Aujourd’hui, on les accompagne », a-t-elle fait savoir. 790 postes ont par exemple déjà été distribués sur les 1 000 affectés en 2013.

« Aujourd’hui, 19 universités sont en difficulté, dont 9 dans une situation plus difficile que les autres. Mais aucun établissement n’est en faillite ! », a-t-elle affirmé, indiquant vouloir « de manière générale, […]remettre en place des relations contractuelles avec les universités, via des contrats de sites ». « Leurs dotations seront subordonnées à des objectifs : innovation pédagogique, alternance, ouverture aux entreprises, etc », a-t-elle détaillé.

Concernant les pouvoirs des présidents d’université, la ministre a indiqué que « l’idée d’une procédure de destitution du président et des vice-présidents » était acquise, mais qu’elle ignorait encore si elle « relèvera de la loi ou du domaine réglementaire ». Geneviève Fioraso a également fait savoir qu’elle espérait que les entreprises pourraient participer à l’élection des présidents d’université, mais qu’il faudra « changer le mode de désignation des représentants extérieurs aux conseils d’administration pour qu’ils soient crédibles ».

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