Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a estimé jeudi sur France Inter que « les salaires des enseignants avaient déjà été revalorisés cette année », sur des « objectifs pédagogiques ».

Une question qui « doit être posée »

Interrogé à propos d’une éventuelle revalorisation salariale des enseignants, Vincent Peillon a rappelé que l’argent n’était pas la motivation première des professeurs. « Souvent les journalistes pensent que l’argent est le premier motif [d’exercice de la profession], or ce n’est pas le premier motif. Il y a aussi le dévouement, l’intérêt, la considération, la tâche démocratique qu’on exerce », a-t-il estimé, admettant toutefois que « cette question doit être posée ».

« Il y aura une discussion qui peut prendre un, deux, trois ans. Il peut y avoir des conséquences salariales, un changement des obligations de service. Mais d’abord, il faut penser comment on exerce ce métier au mieux, et comment on arrive à faire réussir nos enfants », a affirmé le ministre.

Des salaires « déjà revalorisés cette année »

Vincent Peillon a en outre indiqué que « les salaires des enseignants ont déjà été revalorisés cette année », avec la réforme de la formation des professeurs et la mise en place des emplois d’avenir. En effet, en restaurant l’année de formation des enseignants, « nous allons payer les professeurs [qui exercent] à mi-temps à plein temps, et donc il y a une revalorisation de plusieurs centaines d’euros qui vient d’être faite », a-t-il expliqué. Et avec les emplois d’avenir professeur, « nous allons permettre à des étudiants à partir de la 2e année d’être payés pour devenir professeurs ; c’est une revalorisation, a estimé le ministre. La revalorisation a lieu mais sur des objectifs pédagogiques ».