Robot/Flickr/BadgerGravling

Robot/Flickr/BadgerGravling

« De nombreux scientifiques redoutent que les progrès technologiques n’accouchent de nouveaux risques, jusqu’à mettre en péril notre espèce en tant que telle » peut-on lire sur la page d’accueil du futur Centre for the Study of Existential Risk.

Le centre, dont les fondateurs sont Jaan Tallinn (cofondateur de Skype), Martin Rees (professeur de cosmologie et d’astrophysique) et Huw Price (professeur de philosophie) fera appel aux plus grands chercheurs indiquait hier lefigaro.fr .

Le sujet est en effet on ne peut plus sérieux : les robots qui ne sont plus maîtrisés par l’homme, ou les armes robotisées, pourraient mettre en péril l’espèce humaine.

De la SF à la fac

Si le sujet a été maintes fois abordé par la science-fiction, The Centre for the Study of Existential Risk, lui, l’étudiera, pour la première fois, dans le cadre de l’université.

On peut lire dans un article publié sur le site du CNRS que c’est également le sujet de prédilection de l’anthropologue Philippe Breton, chercheur au CNRS. Pour lui en effet, « Isaac Asimov se sert surtout de ses romans pour penser et résoudre les problèmes qui interviendront dans nos relations avec les machines. Il a ainsi défini les Trois Lois fondamentales de la robotique, dont la plus importante tient en cette phrase : un robot ne doit jamais nuire à un être humain. Cette règle sous-tend la très grande majorité des travaux actuels en robotique ». Il lui oppose Philip K. Dick, qui lui au contraire, voit les robots comme prenant le dessus sur les humains et finissant par les anéantir.

A noter, France Inter avait consacré une émission en juillet dernier, toujours en écoute, aux robots. L’émission, accompagné d’une bibliographie, s’intéressait entre autres aux fameuses « trois lois de la robotique » d’Asimov.

De quoi réfléchir …en frissonnant.