Le Prix du livre d’économie a été décerné hier à Daniel Cohen, professeur de sciences économiques à l’Ecole normale supérieure et à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Son livre « Homo Economicus » (Albin Michel), qui contient des questionnements sur « le rapport entre la marche des sociétés et le bonheur des individus » a été sélectionné par le jury du prix, composé de journalistes.

Le Prix lycéen du livre d’économie, « Lire l’économie », a été remis lors de la même journée, à Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg pour leur livre « La fabrique de la défiance » (Albin Michel). Ce prix a été sélectionné par un jury composé de lycéens de 20 établissements.

Cet ouvrage comprend « une analyse qui passe du système éducatif au droit du travail » et montre que la « défiance n’est finalement que le fruit d’un système qui institutionnalise à l’extrême les relations hiérarchiques aux dépens des relations de confiance » dans la société.

Donner aux jeunes les outils pour penser l’économie

La remise des prix s’inscrivait par ailleurs dans le cadre de la Journée du livre d’économie 2012. Instaurée depuis 1999 par l’association Lire la société, elle a pour objectif de familiariser les jeunes avec la pensée économique.

L’économie, sujet capital, fascine le public et en particulier les jeunes. Son enseignement doit leur permettre d’être outillés pour appréhender les grandes problématiques contemporaines et aiguiser leur esprit critique. L’association des professeurs de sciences économiques, l’APSES, a bon espoir que la refonte des programmes de lycée annoncée aille dans ce sens. Sa présidente, Marjorie Galy, indique en effet dans l’entretien qu’elle accorde à VousNousIls aujourd’hui, que les professeurs de sciences économiques, effarés par des programmes de terminale infaisables, « ont été entendus ».