La loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole est en cours de construction, et sera présentée fin janvier en Conseil de ministres.

Dans sa lettre ouverte à François Hollande, la conférence des directeurs d’IUFM (CDIUFM) salue « les mesures positives contenues dans les premiers arbitrages, notamment la mention unique du master des Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (MEEF) applicable à l’ensemble des formations d’enseignants ».

Cependant, elle dénonce le fait que « les textes en préparation […] poursuivraient, s’ils étaient validés, les mouvements engagés en 2009 avec la réforme, telle qu’elle a été mise en œuvre, dans le sens d’une déconstruction du potentiel de formation […] ».

La CDIUFM souhaiterait que soit « instauré le diplôme de master, mention MEEF, porté par l’ÉSPÉ au nom de l’établissement d’enseignement supérieur qui délivre le diplôme », et « précisé que les étudiants inscrits dans ce diplôme sont accueillis dans l’ÉSPÉ ».

Or les textes actuels à l’étude ne prennent pas ce chemin : dans leur lettre, les 32 directeurs d’IUFM alertent sur le fait que si les IUFM n’ont pas la place qui leur revient dans le cadre de la transition des IUFM vers les ÉSPÉ, elle s’avèrera difficile.

Patrick Demougin, président de la CDIUFM, avait, dans un communiqué publié le 19 novembre « Tout ça pour ça ! », déjà fait part de ses inquiétudes, dénonçant les textes en préparation. La nouvelle formation proposée aux enseignants, signant la suppression définitive des IUFM, sera académique, l’ÉSPÉ s’insérant dans un UFR, et la dimension professionnalisante spécifique à l’IUFM, en conséquence, risque d’être totalement effacée.