C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Vincent Berger, président de l’université Paris-Diderot, mardi en conclusion des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, dont il était le rapporteur.

« Le cours magistral, qui ne ferait que transmettre un savoir académique, est-il encore pertinent ? » a-t-il ainsi posé comme question, rapporte lefigaro.fr.

« Le rapport au savoir est en train de changer, et le professeur en a perdu le monopole » poursuit-il, et « les outils numériques ouvrent des possibilités de pédagogie à distance ». Ils offrent par ailleurs « à chacun l’accès à une quantité énorme de connaissances ».

Vincent Berger juge donc qu’il « faut se préparer à une mutation de l’Enseignement supérieur, où le rapport direct entre l’enseignant et l’étudiant sera privilégié dans le cadre de petits groupes de projets ou d’expériences ».

A réécouter sur France Culture, l’analyse de Danièle Sallenave, académicienne, qui va dans le même sens, et estime que le cours magistral risque de générer de plus en plus de l’impatience auprès de jeunes hyperconnectés.