Mardi dernier s’est déroulée, à l’initiative du Snes-FSU, une rencontre sur le métier de CPE spécificité française– intitulée « CPE : à la croisée du pédagogique et de l’éducatif ». A cette occasion indique l’AEF, Daniel Robin, co-secrétaire général du Snes-FSU, a tenu à rappeler que « contrairement aux enseignants, les missions des CPE (conseillers principaux d’éducation) ne sont pas définies par un texte réglementaire mais par une circulaire« . Le syndicat réclame donc « un décret pour stabiliser ces missions dans le respect du texte de 1982 ».

« La circulaire date de 30 ans, il faut y apporter des améliorations mais cela ne doit pas être un moyen d’y intégrer des éléments de désaccord » poursuit-il.

Daniel Robin dénonce entre autres le poids actuel des chefs d’établissement et la création « inacceptable » des APS (assistant de prévention et de sécurité). Pour lui en effet, « désormais on a deux personnes différentes. L’une exerce la sécurité et l’ordre et l’autre les missions éducatives. Il est important que le CPE soit la seule et unique personne à assumer ces missions. »

La solution serait d’augmenter les recrutements de CPE –ils sont actuellement 11 600 d’après les chiffres du ministère de l’Education nationale- pour qu’ils puissent prendre en charge l’ensemble de ces missions. Enfin, le co-secrétaire général rappelle que « les CPE sont plus maltraités que d’autres pour l’accès à la hors-classe », et souhaiterait que leur grille indiciaire s’aligne sur celle des agrégés.