Vincent Berger, rapporteur général des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, a affirmé hier en guise de conclusion des deux journées d’assises nationales au collège de France, que le contenu du rapport qui serait remis à François Hollande courant décembre, commençait à s’esquisser.

Il retient des débats que sur certains points des consensus n’ont pas pu se dégager : en particulier l’évaluation des enseignants-chercheurs et l’avenir de l’Aeres.

Il souligne également que l’habilitation à diriger des recherches fait l’objet de nombreuses critiques. Il ressort des échanges en effet qu’elle peut apparaître comme « une super-thèse sans plus de développement de compétences spécifiques liées à l’encadrement ou la direction ». La notion de PRES a été, elle aussi, vivement critiquée : « l’appellation de PRES est incompréhensible et illisible », tandis que « le mot ‘université’ est tout simple et universellement reconnu ».

Celle d’Idex également : il faut « cesser d’enfermer les chercheurs dans des périmètres d’excellence au sein des programmes labellisés ‘idex' », et le gouvernement doit veiller à ce qu’une concurrence féroce ne n’installe pas entre les établissements, mais au contraire favoriser la coopération entre chercheurs.

Un effort particulier doit être fait pour l’orientation des bacheliers professionnels, qui ont « seulement 2 % de chances d’obtenir une licence générale en trois ans » rappelle Vincent Berger. Ils doivent donc prioritairement pouvoir accéder aux places en IUT et STS.

Enfin, un gros effort doit être fait sur le numérique, et à ce sujet, l’enseignement supérieur français doit être extrêmement ambitieux, sous peine de prendre un retard irrattrapable.