La violence scolaire en hausse de 14 % à la rentrée 2012

Selon l'enquête annuelle de la Fédération des autonomes de solidarité, les violences envers les enseignants ont augmenté de 14% en septembre 2012, par rapport au même mois de l'année 2011.

La rentrée 2012 a été marqué par la hausse du nombre de violences envers les enseignants, d’après l’enquête annuelle de la Fédération des autonomes de solidarité sur les conflits en milieu scolaire, rendue publique hier. En septembre dernier, la Fédération, qui assure la défense des intérêts moraux et matériels des personnels de l’éducation, a reçu 359 dossiers contre 315 en 2011, soit une hausse de 14 %.

Plus généralement, au cours de l’année scolaire 2011-2012, 5 460 dossiers ont été déposés à la Fédération contre 5 052 en 201-2011. 3/4 d’entre eux concernent des insultes ou du harcèlement.

Une augmentation à relativiser

La hausse n’est pas négligeable, mais selon Roger Crucq, Président de la Fédération des autonomes de solidarité, les chiffres ne « permettent pas de conclure à une explosion de la violence scolaire« . Des propos confirmés par Daniel Husson, secrétaire général, pour qui ils permettent de relativiser « l’impression perçue à travers l’énorme médiatisation à la rentrée ».

Selon la Fédération, les violences concernent surtout les directeurs d’école et chefs d’établissement. Une hausse particulièrement impressionnante est observée au primaire : plus de 3 000 dossiers concernent ce niveau d’enseignement, soit quasiment le double d’il y a deux ans.

Certains parents sont acteurs de la violence

Les parents sont en outre de plus en plus impliqués dans les violences, particulièrement les violences verbales. 65,44 % des cas d’insultes ou menaces envers le personnel éducatif et 68,14% des cas de diffamation concernent des parents, alors que les élèves participent davantage aux agressions physiques légères (64,13 % des cas).

Hier encore, l’AFP rapportait le cas d’une élève de 14 ans, mise en examen pour avoir mordu son professeur à la main lorsque celui-ci a voulu lui confisquer son portable.

Source(s) :
  • AFP, rtl.fr, lefigaro.fr

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