Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale et Benoît Hamon, ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire, ont annoncé jeudi à l’occasion du Salon de l’Education que l’économie sociale et solidaire (ESS) pourrait bientôt être enseignée dans les écoles, collèges et lycées. Un accord-cadre visant à associer plus étroitement acteurs de l’ESS et enseignants est en cours d’élaboration et devrait être signé prochainement, ont-ils indiqué lors d’une conférence sur le stand de l’association Economie sociale partenaire de l’école de la République (Esper).

Roland Berthilier, président de l’Esper, s’est félicité de l’implication du ministre dans ce projet associant professeurs et acteurs de l’économie sociale et solidaire. Il a souligné que  l’ESS avait toute sa place « dans les enseignements de la maternelle à l’université », et a souhaité que soit rapidement mis en place l’accord destiné à resserrer les liens entre étudiants et entreprises du secteur de l’ESS. Ces dernières doivent en effet, a-t-il indiqué, « renouveler dans les 8 à 10 prochaines années près de 600 000 emplois ».

Le ministre de l’Education nationale s’est dit « ravi […] de pouvoir annoncer après tant d’années que l’économie sociale et solidaire et les valeurs humanistes qui sont les siennes […] sont totalement présentes dans la vie de l’école. »

« Préparer cet accord-cadre est essentiel, a-t-il poursuivi. On ne s’en sortira pas uniquement avec l’économie. Il faut enseigner les valeurs [portées par l’ESS] et les inscrire dans l’esprit de l’école ». Ces valeurs « débordent très largement de l’économie, a affirmé le ministre. Je veux une école de la bienveillance, je veux une école de la coopération ! »