Dans un communiqué qui vient d’être publié, indique lefigaro.fr, la ministre de l’Enseignement supérieur annonce la préparation « d’une procédure ouverte et transparente » permettant la nomination prochaine du futur directeur de Sciences Po.

Ce qui signifie clairement que la nomination d’Hervé Crès n’a plus lieu d’être.

Suite à la publication ce matin du rapport de la Cour des Comptes, qui pourrait donner lieu à des poursuites à l’encontre de Sciences Po, la ministre a en effet décidé d’en « tirer les conséquences ». Et de fermement indiquer que « les conditions ne sont pas réunies pour donner suite aux délibérations des deux conseils dirigeants de Sciences Po et pour procéder à la nomination d’un directeur », en l’occurrence celui désigné par eux, Hervé Crès.

La succession de Richard Descoings est donc à nouveau vacante. Pour le moment, aucun nom précis ne circule encore.

Hervé Crès de son côté, qui vient d’être interrogé par Le Monde, juge être « une victime collatérale ».

« Une chose est sûre : je ne me démettrai pas de mon statut de candidat désigné les 29 et 30 octobre par les deux conseils [celui de l’école et celui de la Fondation] pour succéder à Richard Descoings à la tête de Sciences Po. Ma légitimité, c’est le vote des conseils » clame-t-il ainsi.

Il estime par ailleurs que « les gens ont besoin d’un bouc émissaire » et qu’ »à travers le procès qui [lui] est fait, c’est Richard Descoings et son oeuvre qui sont visés ».