Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a salué l’étalement de la réforme des rythmes scolaires sur 2 ans, annoncée hier par François Hollande, « une véritable avancée ».

« La priorité, c’est l’école, a-t-il déclaré à l’AFP. La grande réforme de l’Education nationale a commencé, elle sera mise en oeuvre dès le début 2013 pour les rythmes. Nous aiderons en plus les communes à réussir cette réforme dans l’intérêt des élèves ». François Hollande a en effet promis hier, lors du congrès des maires de France, de débloquer 205 millions d’euros pour « accom­pa­gner les col­lec­ti­vi­tés » qui met­tront en oeuvre la réforme des rythmes sco­laires à l’école pri­maire en 2013. « Cela va inciter beaucoup de monde à s’engager », s’est félicité le ministre.

La décision de Hollande « va associer tout le monde »

Vincent Peillon avait pourtant affirmé il y a quelques jours que la réforme des rythmes scolaires devait être faite en 2013 « dans l’intérêt des élèves. Interrogé ce matin sur France-Info, le ministre de l’Education nationale s’est justifié, indiquant que « vous ne faites pas une réforme de l’école contre les professeurs ou contre les collectivités locales. Il faut qu’il y ait une façon d’avancer qui n’oppose pas les uns aux autres mais qui essaient de les rassembler ».

« On est dans un curieux pays. On va avancer. Et tout le monde a l’air de dire ‘on recule’. On avance très vite. La décision de François Hollande est à la fois courageuse, la droite n’a pas osé le faire. Et sage parce qu’elle associe tout le monde », a estimé Vincent Peillon.