La réforme des rythmes scolaires ne doit pas « submerger les autres aspects de la refondation » (Snuipp-FSU)

Le Snuipp-FSU a rappelé ce matin lors d'une conférence de presse que la question des rythmes scolaires ne devait pas occulter les autres aspects de la refondation de l'école.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, a estimé ce matin que la question des rythmes scolaires  » submergeait les autres aspects » de la refondation de l’école.

« L’arbre qui cache l’ampleur des enjeux « 

Le syndicat présentait ce matin en conférence les résultats d’une enquête effectuée auprès de 23 950 professeurs de primaire pour savoir ce qu’ils attendaient de la refondation de l’école lancée par Vincent Peillon. Selon l’enquête, la réforme des rythmes scolaires n’est prioritaire que pour 35 % des enseignants. « Ce n’est pas la recette magique » pour lutter contre l’échec scolaire, a indiqué Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU. La question des rythmes scolaires est « l’arbre qui cache l’ampleur des enjeux », notamment ceux des « réformes pédagogiques ».

Ainsi, la priorité pour les enseignants est de faire baisser le nombre d’élèves par classe. 81 % des professeurs des écoles interrogés plébiscitent la mesure. La refonte de la formation des enseignants est prioritaire pour 75 % des enseignants, et le développement du travail en petits groupes avec plus d’un maître par classe pour 73 % d’entre eux. Enfin, 70 % jugent qu’il est primordial d’accorder des moyens supplémentaires aux écoles concentrant le plus de difficultés scolaires.

L’école primaire doit être réformée pour 9 enseignants sur 10

« Pas de conservatisme » chez les enseignants du primaire, a affirmé Sébastien Sihr. Pour 9 PE sur 10, l’école doit être réformée. « Mais pas n’importe comment, a souligné le secrétaire général. Le bien-être des élèves a souvent été sous-estimé. Il ne peut se réduire à une question de cours supplémentaire le mercredi. » Selon le syndicat, il faudra aussi prendre en compte l’accueil des enfants le matin, la propreté et l’hygiène des locaux, ou encore les conditions dans lesquelles les enfants prennent leur repas de midi.

Enfin, « il faut aussi redonner confiance aux enseignants », a estimé le secrétaire général. Ces derniers ressentent une dégradation de leurs conditions de travail, mais aussi de leur image. Cela peut-être l’effet « de certains discours politiques, comme celui de Darcos avec les couches-culottes » a ironisé Sébastien Sihr. « Les enseignants ont encore la flamme (92 % d’entre eux jugent leur métier intéressant), mais ont perdu confiance dans l’institution », a-t-il déploré.

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