14 présidents d’université ont demandé aujourd’hui à la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso de reprendre « la gestion de la masse salariale et des postes des personnels titulaires » dans les facultés.

Dans un courrier adressé à la ministre et dévoilé par l’AEF, les 14 présidents estiment que « cette conclusion s’impose si les universités continuent de se voir privées des moyens les plus élémentaires d’assumer leur fonction d’employeur ». Sans le financement correspondant, le transfert de la masse salariale « n’est plus une aide mais un handicap car il nous fait réduire les financements déjà trop faibles pour nos missions fondamentales » déplorent-ils.

Les présidents rappellent qu’ils n’ont « pas été élus pour réduire les postes, diminuer les crédits consacrés à la formation, la recherche ou la documentation quand l’avenir économique et social de notre pays et de l’Europe suppose que la nation investisse pour amener 50 % d’une classe d’âge au niveau bac+3″. La gestion de la masse salariale par l’Etat permettrait aux présidents de « faire [leur] métier », plutôt que « de dépenser temps et énergie à chercher désespérément quelle ligne budgétaire ou quels postes supprimer pour pouvoir assurer la rémunération de [leurs] collègues et le fonctionnement minimal de [leur] université ».

Le courrier a notamment été signé par Lise Dumasy, présidente de l’université Stendhal Grenoble-III, Anne Fraïsse, présidente de l’université Montpellier-III, Jean-Michel Minovez, président de l’université Toulouse-II Le Mirail et Danielle Tartakowsky, présidente de l’université Paris-VIII.