Rythmes scolaires : le temps d’enseignement en classe entière limité à 24 h hebdomadaires (Peillon)

Vincent Peillon, qui a rencontré les organisations syndicales et les représentants des collectivités locales en début de semaine, a formulé de nouvelles propositions pour la réforme des rythmes scolaires en primaire. Il a notamment promis de limiter le temps d'enseignement en classe entière à 24 h hebdomadaires.

A l’issue de discussions sur les rythmes scolaires en primaire menées en début de semaine avec les organisations syndicales et les représentants des collectivités locales, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a formulé de nouvelles propositions, comme la limitation du temps d’enseignement en classe entière à 24 h hebdomadaires.

L’organisation du temps de travail des enseignants modifiée

« Le premier scénario, qui ne raccourcissait pas vraiment la journée de classe a été remisé au placard », s’est réjoui Sébastien Sihr, du Snuipp-FSU. « Nous avons eu l’assurance que les enseignants ne resteront pas plus de 24 heures en présence des élèves », a également confirmé Laurent Escure de l’UNSA-Education.

Outre un temps de travail en classe entière n’excédant pas 24 h par semaine, Vincent Peillon a également évoqué une réorganisation des 108 h annuelles (actuellement réparties en 3 h hebdomadaires) consacrées à l’aide personnalisée, aux conseils d’école, à la formation ou encore à la concertation avec les familles. Il a invité les syndicats à lui faire des propositions cette semaine.

Pour le Se-Unsa, il faut « avancer et réorganiser ce temps en revoyant notamment l’aide personnalisée, qui pourrait être maintenue dans son volume, dans le sens d’une plus grande liberté laissée aux équipes pédagogiques ». Le syndicat a indiqué que « la possibilité de faire classe le samedi matin ne serait pas exclue ». Pour le Snuipp-FSU, cette réorganisation des 108 h est « l’occasion de reconnaître le temps de travail invisible des professeurs des écoles ».

Le ministre n’a fait aucune proposition concrète sur la compensation financière liée au retour de la semaine de 4,5 jours, mais a promis d’ouvrir des négociations.

3 h hebdomadaires assurées par les communes

Vincent Peillon a également reçu les représentants des collectivités locales. Le ministre a demandé aux maires de prendre en charge 3 h d’activités hebdomadaires, contre 1h30 précédemment. Ce qui, selon Pierre-Yves Jardel, délégué à l’éducation de l’Association des maires de France (AMF), « commence à faire très lourd ». Selon lui, « le soutien scolaire se fera en groupe et non pas en classe entière, il faudra donc qu’on s’occupe du reste de la classe ». Or, « la mesure va peser sur nos budgets », s’inquiète-t-il. « Le ministre réfléchit à des contreparties mais pour l’instant on s’attend à voir la douloureuse augmenter ». Cependant, précise-t-il, « c’est une proposition, rien n’a été tranché. Nous allons revoir le ministre dans une quinzaine de jours pour rediscuter point par point ».

La semaine dernière, l’AMF, inquiète de l’impact de la réforme des rythmes scolaires sur le budget des communes, avait demandé un délai de 2 ans avant son application. Pierre-Yves Jardel indique que « le ministre a refusé. Il veut que la réforme entre en vigueur à la prochaine rentrée dans toutes les communes. Mais il faudra beaucoup de souplesse, cela doit se mettre en place territoire par territoire », a-t-il estimé, affirmant que les maires ne pourront garantir l’égalité de l’accueil des enfants à la prochaine rentrée dans toutes les communes.

Source(s) :
  • AEF, tempsreel.nouvelobs.com

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