Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon pourrait remettre en question ses premières préconisations concernant la réforme des rythmes scolaires en primaire, notamment la journée de 5h de cours suivie de 30min d’aide aux devoirs en classe entière. C’est ce qu’a annoncé ce matin Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU, premier syndicat de l’enseignement primaire.

Une table ronde réunira les acteurs de la réforme des rythmes scolaires

D’après Sébastien Sihr, le ministre de l’Education nationale a accepté, après une longue discussion avec les représentants syndicaux hier soir, de « réunir une table ronde de tous les acteurs par­ties pre­nantes de ce dos­sier [des rythmes scolaires], les repré­sen­tants des col­lec­ti­vi­tés locales, les familles et les ensei­gnants ». La réunion de cette table ronde avait été réclamée hier par 3 syndicats, dont le Snuipp-FSU, dans une lettre adressée à Vincent Peillon.

« Le ministre remet au pla­card le pre­mier scé­na­rio que nous avions jugé inac­cep­table et qui s’apparentait à du bri­co­lage », a annoncé le secrétaire général, estimant que « maintenant, tout reste à faire ». Il a en particulier évoqué un « allé­ge­ment signi­fi­ca­tif de la jour­née de classe » et des activités périscolaires « de qualité ». Il a aussi rappelé que la question d’une compensation financière pour la demi-journée de travail supplémentaire devait être débattue.

Les communes pourraient prendre en charge 3h d’activités

Le ministre a également reçu hier les représentants des collectivités locales. Selon Pierre-Yves Jardel, chargé de l’éducation à l’Association des maires de France (AMF), il aurait demandé aux maires d’assurer « trois heures par semaine » d’activités pour les enfants au lieu de l’heure et demie précédemment proposée.