Dans une lettre commune adressée ce matin à Vincent Peillon, le Snuipp-FSU, le Se-Unsa et le Sgen-CFDT manifestent leur désaccord face aux premières propositions du ministre concernant la réforme des rythmes scolaires à l’école primaire. Ils réclament notamment une redéfinition des temps de service des enseignants et une meilleure reconnaissance des aspects « actuellement sous-estimés » de leur travail.

« Temps de préparation de classe marqué aujourd’hui par une grande différenciation pédagogique, travail en équipe, suivi des élèves, rencontres avec les parents, travail avec les partenaires, conception et coordination de projet » sont des activités qui « contribuent largement à la réussite des élèves », affirment les syndicats. La réforme des rythmes scolaires « ne peut se faire sans reconnaître concrètement [ces] aspects du métier d’enseignant actuellement sous estimés ». « La définition et l’organisation des obligations de service des professeurs d’école » doivent être revues, indiquent-ils, estimant notamment qu’il ne « paraît pas possible que les réunions institutionnelles ou d’animation pédagogique soient reportées sur le mercredi après-midi ».

Des mesures de revalorisation salariale réclamées

Déplorant la perte de pouvoir d’achat qu’impliquent les 36 demi-journées de travail supplémentaires, les syndicats demandent « des mesures de revalorisation des rémunérations » pour compenser les coûts générés par la réforme : « frais de transports, garde d’enfants, etc ». Une compensation d’autant plus nécessaire que « les professeurs des écoles sont déjà moins bien rémunérés que leurs homologues européens, que le point d’indice de la fonction publique est bloqué et que leur régime indemnitaire n’est pas des plus favorables ».

Enfin, les 3 syndicats réclament la réunion d’une « une table ronde des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants », afin que « les acteurs parties prenantes de ce dossier se parlent ».