François Fillon, candidat à la présidence de l’UMP, a plaidé la semaine dernière pour une réorganisation de l’école autour d’établissements scolaires à l’autonomie accrue, « dotés d’un vrai ‘patron’ avec des pouvoirs disciplinaires et de gestion, y compris sur ses équipes enseignantes ».

Une « émulation contrôlée entre établissements »

Dans une interview publiée par l’Express, François Fillon a estimé que l’école était « l’échec de tous les gouvernements successifs ». « Tous les ministres veulent à leur tour refonder l’école, on la refonde tellement qu’elle ne change jamais ! » a ironisé le candidat, affirmant avoir « des idées très précises sur le sujet ».

Outre l’accentuation de l’autonomie des établissements scolaires, François Fillon a prôné « un large assouplissement de la carte scolaire pour permettre une grande liberté de choix aux parents ». Cela permettrait « une émulation contrôlée entre établissements, sans pour autant tomber dans le tout privé, qui rallumerait à juste titre la guerre de l’école », a-t-il estimé.

Il a également prôné la réintroduction à l’école de « symboles pour instaurer de l’autorité et des règles », comme le port d' »une certaine forme d’uniforme », pour marquer « l’égalité de tous les enfants », ou l’obligation de se lever lorsque le professeur entre dans la salle. 

Une remise en cause du collège unique

François Fillon a réitéré son souhait de recentrer l’école sur ses missions fondamentales. « La difficulté, c’est de définir [un] socle de connaissances fondamentales« , a-t-il estimé, jugeant avoir « partiellement échoué » à le faire en 2004.

Préconisant « la fin du collège unique », le candidat s’est dit favorable à l’organisation de « classes de soutien avec un seul enseignant, dans le collège ou à l’extérieur du collège » pour « les élèves qui n’ont pas le niveau pour entrer en 6e ».

« Je suis pour un collège efficace qui garantit le socle et assume la diversité des parcours », a-t-il conclu.