D’après André Laignel, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF), le retour à la semaine de 4,5 jours à l’école primaire, prévu pour 2013, pourrait être repoussé à la rentrée 2014 dans certaines communes. L’association s’était inquiétée il y a quelques jours du délai d’application de cette réforme, qu’elle estimait « trop juste pour per­mettre aux com­munes de se pré­pa­rer cor­rec­te­ment ». L’AMF avait réclamé un « délai de deux ans », notamment pour évaluer précisément l’impact de la réforme sur le budget des communes.

Des « informations non-officielles »

L’AEF signale que le ministère de l’Education nationale affirme n’avoir pris « aucune décision […] en ce sens », mais André Laignel évoque des « informations non officielles ». Pour lui, il est nécessaire « que l’on ne contraigne pas toutes les collectivités à mettre en place la réforme au même rythme ». « Pour une grande ville universitaire, il n’y aura aucun problème, juge-t-il. Des étudiants pourront intervenir sur les temps d’animation et d’encadrement. Mais qu’en sera-t-il pour les petites villes et les zones rurales ? »

Pour l’AMRF, le report « ne changera rien »

Vanik Berberian, président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), estime que « repousser l’application de la réforme […] ne changera rien au problème de financement que rencontrent certaines communes ». Pire, « en créant des échéances diverses de mise en place, on risque de mettre en place des écoles à plusieurs vitesses, ce qui n’est pas un bon signe ».

Le président de l’AMRF déplore en outre le « flou total » autour de la réforme. Pour lui, « à la vitesse où vont les choses, il est sans doute sage de repousser à 2014 le changement des rythmes ». Mais « il ne faudra pas dire en 2014 que c’est l’année des élections et qu’il faut repousser », prévient-il.