Pour Vincent Peillon, « les enseignants accepteront, sans doute, de travailler une demi-journée supplémentaire sans être payés davantage« , dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Le ministre l’a affirmé la semaine dernière lors d’une audition à propos de la loi de finances 2013, devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat.

« Quelle autre catégorie de fonctionnaires ferait le même effort ? », a ensuite questionné Vincent Peillon, rappelant que « malgré la contrainte financière qui le tient, l’État a décidé de faire cette réforme » des rythmes scolaires. « Cela coûtera de l’argent, à l’État comme aux collectivités locales. Mais celles-ci devront être aidées dans chaque choix que nous ferons, afin de garantir la cohésion nationale ».

Pour mener à bien cette réforme, les enseignants devront apprendre « à travailler avec des acteurs extérieurs à l’école, issus du monde économique bien sûr mais aussi des collectivités locales, ainsi qu’avec les parents  » afin de « mieux articuler le temps scolaire et le temps éducatif », a indiqué Vincent Peillon. « La recherche sur ces questions sera conduite » dans les Espé.

La question de la rémunération abordée « dans un second temps »

Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, Vincent Peillon souhaite revenir à la semaine de 4,5 jours, avec 3h de travail le mercredi matin et des journées de cours de 5h. Après les vacances de la Toussaint, des négociations sont prévues sur la mise en place des réformes et l’éventuelle compensation financière pour les enseignants. Vincent Peillon a toutefois estimé lors de l’audition que « nous devons, d’abord, recruter et former » les enseignants. « Le dossier de la rémunération sera ouvert, si c’est possible », seulement « dans un second temps ». « La loi dont vous allez débattre engage pour cinq ans, mais l’action de refondation doit être de plus longue haleine », a estimé le ministre devant la commission.