Mitt Romney et Barack Obama, les deux candidats à l’élection présidentielle américaine actuellement en campagne, ont dévoilé les grandes lignes de leurs programmes pour l’éducation.

Barack Obama se focalise sur l’enseignement secondaire et supérieur

Les promesses de Barack Obama, le président sortant, sont davantage axées sur les enseignements secondaire et supérieur. Il souhaite en effet que le nombre de diplômés du supérieur du pays atteigne le niveau le plus élevé du monde d’ici 2020. Pour cela, il veut investir dans les programmes d’enseignement et de formation professionnelle, et recruter 100 000 enseignants de matières scientifiques.

Mitt Romney veut offrir une « chance à chaque enfant »

Si l’amélioration de l’éducation fait partie des cinq priorités de Mitt Romney, le candidat n’a pas donné énormément de précisions sur les moyens déployés pour parvenir à cet objectif. Il évoque la mise en place du plan « A chance for every child » pour « rétablir la promesse d’une éducation américaine ». Il prévoit notamment d’élargir l’implication des parents dans la scolarité de leur enfant, investir dans des dispositifs innovants et récompenser les profs en fonction de leurs résultats. Il souhaite également augmenter le quota de visas pour les étudiants étrangers hautement qualifiés.

Romney s’est également appuyé sur la grève des enseignants de Chicago pour attaquer le président sortant : « Le président Obama [a envoyé] l’an dernier son vice-président pour assurer au plus important syndicat enseignant qu’il ne devait ‘pas douter de son affection et de l’engagement du président aux côtés du syndicat’. J’ai choisi pour ma part d’être dans ce conflit aux côtés des parents et des élèves qui ont besoin des écoles publiques pour apprendre ce qui leur est nécessaire pour réussir, et c’est justement ce que permettra mon plan de réforme de l’éducation », a-t-il déclaré.

Obama a pour sa part critiqué, lors du 1er débat, le programme de réduction des déficits sans augmentation d’impôts de Romney, estimant qu' »une approche aussi déséquilibrée », il allait  » tailler à la hache dans [les] investissements dans les écoles et l’éducation ».