Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne s’est pas déclaré opposé, ce matin, à la présence de policiers et de détecteurs de métaux à l’entrée des écoles.

Interrogé par les lecteurs du Parisien sur les moyens d’enrayer la montée de la violence scolaire, le Premier ministre a estimé que « face aux incursions dans les écoles, de bandes extérieures ou de trafic », il ne fallait « pas avoir peur de prendre des mesures », telles que le déploiement de policiers et de détecteurs à l’entrée des établissement. « Quand c’est nécessaire, ça ne me choquerait pas », a affirmé Jean-Marc Ayrault.

En outre, « lorsqu’on a augmenté les moyens pour la rentrée scolaire en urgence, cette année, on a créé un certain nombre de postes supplémentaires pour ne pas fermer des classes qui auraient dû l’être. Et aussi des postes de médiateurs, a précisé le Premier ministre. Donc, il faut utiliser toute la gamme possible ».

Une sensibilisation au monde de l’entreprise dès le plus jeune âge

Dans cette interview, Jean-Marc Ayrault s’est également exprimé sur le développement de l’apprentissage, estimant qu’il fallait instaurer « plus de fluidité entre l’Education nationale et l’entreprise ».

« Il faut que dès l’école primaire, en CP, on puisse aller voir les entreprises, recevoir un ouvrier qui a appris un métier formidable et qui a envie de transmettre sa passion », a-t-il notamment affirmé.