Le ministère de l’Education nationale a indiqué vendredi que la proposition de Peillon sur les 25h de travail en classe entière des enseignants de primaire (23h de cours hebdomadaires et 2h d’aide aux devoirs), était « amen­dable et sera dis­cu­tée après les vacances de la Toussaint ».

« Après avoir entendu l’ensemble des orga­ni­sa­tions syn­di­cales, les parents d’élèves, ren­con­tré les élus, le ministre sera tout à fait prêt à rou­vrir les dis­cus­sions en réaf­fir­mant que ça se fera dans un cadre où il n’y aura pas de réduc­tion du temps de tra­vail des ensei­gnants », a-t-il précisé.

Des propositions sur les rythmes scolaires critiquées

Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires en primaire, le ministre de l’Education nationale avait proposé, lors d’une rencontre avec les syndicats enseignants il y a deux semaines, de diminuer le volume horaire de cours de 24h à 23h par semaine, et d’ajouter 2h d’aide aux devoirs en classe entière, assumées par les enseignants. Grâce au retour d’une demi-journée de classe le mercredi matin, les élèves finiraient ainsi les cours à 15h30, bénéficieraient de l’aide aux devoirs jusqu’à 16h, puis les collectivités locales prendraient le relais jusqu’à 16h30 avec des activités cultu­relles et spor­tives.

Ces propositions avaient été désapprouvées par les syndicats enseignants; le Snuipp-FSU avait fustigé jeudi un scénario « abso­lu­ment pas conce­vable » et avait réclamé « des dis­cus­sions sérieuses ». De son côté, le SE-Unsa avait demandé vendredi l’ouverture de « négo­cia­tions » sur les rythmes scolaires, pour dépasser les « échanges infor­mels » qui avaient eu lieu précédemment.