Le président de la République et le ministre de l’Education nationale ont promis la fin des devoirs maison en primaire : les travaux personnels « se feront désormais à l’école » à partir de la rentrée 2013, a déclaré Vincent Peillon.

Cette annonce suscite des remous chez les parents d’élèves (en majorité opposés à la suppression des devoirs, selon un récent sondage) comme chez les enseignants, qui devront assurer l’accompagnement aux devoirs à la fin des journées de cours.

Etonnantes réactions, dans la mesure où les devoirs sont censés être abolis depuis… 1956 ! La circulaire du 29 décembre 1956 prévoit en effet qu' »aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe », une prescription au « caractère impératif ».

Alors, pourquoi les devoirs persistent-ils ? Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, explique qu' »aucun professeur n’applique à la lettre la circulaire à cause du poids culturel des devoirs. De nombreux parents pensent qu’un enseignant qui n’en donne pas est un mauvais prof. »

Le plus gros chantier du ministre sera de faire évoluer les mentalités…