L’APSES, association des professeurs de sciences économiques et sociales,  demande dans un communiqué « l’allègement immédiat du nouveau programme de SES en terminale » ES.

L’association fait part des réactions d’enseignants, qui entre autres un mois après la rentrée n’avaient toujours pas réussi à boucler le premier chapitre du programme. Globalement, les enseignants déplorent aussi que les nouveaux programmes, qui avaient d’ailleurs été rejetés le 9 juin dernier par le Conseil Supérieur de l’Education, privilégient la récitation à la réflexion.

Lors de son intervention vendredi dernier sur Mediapart, le ministre de l’Education nationale a lui-même reconnu « que les SES avaient été ‘particulièrement maltraitées’ ces dernières années, et a annoncé qu’il allait prendre des mesures ‘urgentes' ». « Pour votre discipline, il y a eu énormément d’idéologies ces dernières année, et donc une hostilité très forte à l’égard des professeurs de sciences économiques et sociales, dans la mesure où effectivement ils essayaient d’apprendre à réfléchir, et disons, d’avoir une interrogation critique sur la société. Mais enfin critique au sens noble du terme, de l’estimation, hein. Alors que l’on voulait les conduire vers une espèce d’accommodations à l’entreprise. Nous allons revenir là-dessus » a-t-il par ailleurs affirmé.

L’APSES demande donc dans son communiqué que « l’Inspection Générale retire  3 chapitres du champ des chapitres évaluables au bac », et reformule les épreuves.

Si des mesures d’urgence n’étaient pas prises, l’APSES lance un appel à la grève pour le mercredi 28 novembre 2012