Vincent Peillon a présenté hier aux syndicats de l’éducation son projet de nouvelle organisation de la journée et de l’année scolaires. Dans le scénario ministériel, « qui reste à préciser », l’année comptera toujours 36 semaines de cours : les grandes vacances restent inchangées.

Le volume de cours hebdomadaire passera lui de 24 à 23 heures. Grâce au mercredi matin travaillé (3 heures), la journée de cours complète sera allégée à 5 heures, auxquelles s’ajouteront une demi-heure par jour d’aide au devoirs ou d’accompagnement par un enseignant, ou d’activités culturelles et sportives assurées par les collectivités locales. La répartition des élèves entre ces activités devra être déterminée par les syndicats de l’éducation et les collectivités locales.

Les enfants pourront ainsi finir les cours dès 15h30, et un enseignant assurant l’aide aux devoirs pourrait quitter l’école à 16h.

Contrepartie financière pour le mercredi matin travaillé

Le passage à la semaine de 4,5 jours se ferait toutefois avec un nombre d’heures de service annuelles « constant » pour les professeurs des écoles (27 heures), a précisé le ministre de l’Education nationale. Si les enseignants assurent deux heures d’aide aux devoirs par semaine, il restera donc à négocier deux autres heures de service : rencontres avec la famille, formation pédagogique…

Selon le SNUipp, ce changement de rythme s’accompagnera par ailleurs d’une contrepartie financière : « le ministre a annoncé qu’au vu du coût en termes de garde d’enfant et de frais de déplacement que représente le mercredi matin supplémentaire, des éléments de compensation financière seront à discuter dans les négociations ». Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa Education, confirme que le ministre « comprend cette nécessité ».

Des discussions à ce sujet sont prévues la semaine prochaine, selon les syndicats.