La semaine dernière, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon déplorait sur France-Inter que les profs soient « les seuls […] à qui on va demander de travailler 40 jours de plus par an sans les payer davantage ». « Parce que nous sommes le premier poste budgétaire de la Nation et que nous sommes dans une crise […] nous devons remonter la pente », expliquait-il. Et « les enseignants sont tout à fait conscients qu’ils ont à participer à ce redressement de la France », même s’ils « mériteraient d’être mieux payés », estimait le ministre, qui excluait toute revalorisation du salaire des enseignants à court terme. « Peut-être que deux ou trois ans de redressement financier nous permettront [de faire plus] », concluait-il.

Or, hier, Vincent Peillon a évoqué lors d’une rencontre avec les organisations syndicales une compensation liée au retour de la semaine de 4 jours et demi en primaire. Rien de précis n’a toutefois été dévoilé, le ministre se contentant d’indiquer ‘ »qu’au vu du coût en termes de garde d’enfant et de frais de dépla­ce­ment que repré­sente le mer­credi matin sup­plé­men­taire, des éléments de com­pen­sa­tion finan­cière seront à dis­cu­ter dans les négo­cia­tions », selon le Snuipp. Le ministre « com­prend cette nécessité », confirme Laurent Escure, de l’Unsa-Education.

Cette considération nouvelle semble ravir les Profs…