L’APLV vient de lancer une pétition pour réclamer la publication de sujets zéro pour les épreuves de langues du baccalauréat 2013. La pétition a déjà reçu 1400 signatures en 3 jours.

Lors d’une rencontre avec les conseillers du ministre, le 3 juillet dernier, se faisant le porte-parole de nombreux professeurs de langues, l’APLV avait soutenu que la plupart des nouvelles épreuves étaient mal définies, régies par des instructions parfois contradictoires, et étaient susceptibles d’engendrer inégalités et injustices pour les candidats, surcroît de travail et de responsabilités pour les professeurs. En effet, ceux-ci se voyaient chargés de concevoir, organiser et faire passer certaines épreuves pour leurs propres élèves.

Le minimum : des sujets zéro en LV1 et LV2

Elle avait remis dans le même mois un document écrit à ces mêmes conseillers et à l’inspection générale de langues, document par lequel elle proposait, sans remettre en cause ce que les nouvelles épreuves apportaient de positif dans l’évaluation en langue vivante au baccalauréat, des aménagements pour la prochaine session qui étaient, selon elle, susceptibles de résoudre en grande partie les problèmes qui ne manqueraient pas de se poser si les modalités des épreuves restaient inchangées.

Un mois et demi après la rentrée, n’ayant reçu aucune réponse, l’APLV a décidé de lancer, sans renoncer à ses autres revendications, une pétition pour réclamer ce qu’elle estime être un minimum de la part de l’institution : la fourniture, pour chaque langue et chaque série, de sujets zéro en LV1 et LV2, pour les épreuves écrites et de compréhension de l’oral, avec les grilles d’évaluation critériée correspondantes.

Laure Peskine, secrétaire générale de l’Association des professeurs de langues vivantes (APLV).