Concours enseignants en M1 : « pas souhaitable ni viable » pour le GRFDE

Le groupe Reconstruire la formation des enseignants (GRFDE), s'oppose à la pérennisation du dispositif plaçant les épreuves d'admissibilité des concours enseignants en fin de M1 et les épreuves d'admission en M2.

Le groupe Reconstruire la formation des enseignants (GRFDE), collectif constitué d’enseignants, enseignants-chercheurs et formateurs affirme aujourd’hui qu' »un dispositif qui placerait de manière pérenne des épreuves d’admissibilité en M1 et des épreuves d’admission en M2 ne […] semble ni souhaitable ni même viable. »

Dans un texte publié sur son site Internet, le GRFDE explique qu' »il n’est pas du tout souhaitable que les épreuves de concours soient étalées sur le M1 et le M2″, pour « de multiples raisons ». Ce dispositif « soumet les étudiants à la pression de la préparation d’un concours durant les deux années de master », dont « le programme […]sera, une fois de plus, beaucoup trop lourd et incohérent », juge le collectif. « Focalisés sur les épreuves de concours, quelle disponibilité les étudiants auront-ils pour s’investir à la fois sur la préparation de leurs stages ? […]Les deux années passées ont montré à l’envi combien la multiplicité d’injonctions contradictoires exerçait une pression intolérable sur les étudiants, notamment en année de master 2. Faut-il étendre aux deux années du master ces tensions perpétuelles ? » interroge-t-il.

De plus, un tel dispositif « ne règle pas la question des reçus-collés : que deviendront les étudiants reçus à leur M1 mais collés au concours ? » se demande le GRFDE, évoquant « non plus des passerelles mais des autoroutes de réorientation à la fin du M1 ».

« Plutôt que de bâtir une ‘usine à gaz' », le GRFDE propose que « la place du concours (qui ne signifie pas la fin de la formation) se situe avant le master métiers de l’enseignement et, dans le cas où des étudiants auraient déjà un master », qu’un concours leur « donne accès directement à un M2 enseignement ». Ainsi, « la qualité scientifique des masters et leur adossement à la recherche sont sauvegardés, on n’engendre pas des milliers de reçus-collés. La formation professionnelle, dégagée du stress et de la névrose du bachotage, peut se développer dans la sérénité », estime le collectif. 

Lire aussi l’interview d’André Ouzoulias, formateur d’enseignants et membre du GRFDE, sur la formation des professeurs.

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