Selon l’enquête « Immigrés et descendants d’immigrés en France » 2012 publiée ce matin par l’INSEE, les enfants d’immigrés sont moins nombreux que les autres à obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur.

18 % des enfants d’immigrés âgés de 20 à 35 ans en 2008 n’ont obtenu aucun diplôme de l’enseignement secondaire (bac, CAP ou BEP) contre 11 % pour les autres enfants scolarisés en primaire en France. Ils ne sont également que 61 % à avoir obtenu le bac, contre 68 % pour les non-immigrés.

Selon l’enquête, ces résultats varient selon l’origine géographique des parents de l’enfant. Le taux de personnes sans diplôme s’élève ainsi à 32 % chez les enfants d’immigrés turcs, 24 % chez les enfants d’immigrés algériens et 22 % chez les enfants d’immigrés d’Afrique sahélienne.

Cependant, l’Observatoire des inégalités cité par le Figaro souligne que ces chiffres sont trompeurs. En effet, les enfants d’immigrés étant plus souvent issus de parents ouvriers, comparés aux enfants de catégorie socio-professionnelle égale, ils réussissent aussi bien que les non-immigrés. « Les immigrés rencontrent les mêmes difficultés que les catégories modestes en général, en particulier une école taillée sur mesure pour les milieux favorisés. Renvoyer la responsabilité de l’échec scolaire ou du chômage sur les migrants n’est pas récent et, dans l’histoire de notre pays, se répète à chaque crise », dénonce l’Observatoire.