Les peintres flamands au Palais des Beaux-arts de Lille

L’exposition "Fables du paysage flamand" vient d’ouvrir ses portes au Palais des Beaux-arts de Lille (jusqu'au 14 janvier). Un voyage merveilleux au travers des paysages des peintres belges du 16 e siècle, Bosch, Brueghel, Bles, Bril ou Patinir, mais aussi d’autres moins connus, attend le visiteur. Présentation.

Méditation de saint Jean Baptiste, Jérôme Bosch, Madrid, Musée Lazaro Galdiano

Suiveur de Bosch, Le paradis, Vienne

Pieter Brueghel le Jeune, Paysage d'hiver avec trappe aux oiseaux,Tournai

Hendrick van Cleef, La tour de Babel, Fondation Custodia

Précédent Suivant

 

« Fables du paysage flamand » : le titre intrigue et l’on peut s’interroger sur le sens de « Fables ». C’est que chaque paysage ici présenté contient une histoire, une allégorie, il est un monde à lui seul, où hommes, arbres, animaux, rochers parlent le même langage et font sens.

Ainsi, l’homme est paysage, comme dans les extraordinaires Allégories des saisons de Josse de Momper, mais le paysage est anthropomorphe également, et les rochers des paysages de Joachim Patinir, comme dans le « Paysage avec Saint Jérôme » sont hautement signifiants.

L’exposition propose en tout une centaine d’œuvres, réparties en quatre parties : « le chemin de vie », « le monde fantastique », « fables sacrées, fables profanes », « le monde merveilleux ». Elle permet au visiteur d’avoir une représentation large de ce qu’est la peinture flamande  de la Renaissance, développée en particulier autour d’Anvers, de Bruges et de Bruxelles.

Pour travailler en classe

Le Palais des Beaux-arts de Lille propose un dossier pédagogique (disponible en ligne ou en version papier, sur simple demande auprès du service pédagogique) réalisé par les enseignants détachés du musée, extrêmement riche.

Des fiches thématiques permettent d’aborder des sujets comme « la naissance du paysage » ou « le maniérisme du Nord » et sont complétées par des fiches d’œuvres permettant d’approfondir le thème en question et de décrypter une œuvre précise de l’exposition.
6 approches thématiques sont ainsi disponibles et 12 œuvres sont chacune analysées.

Pour chaque fiche, des activités sont proposées pour le premier et le second degrés, ainsi que pour l’enseignement professionnel ».

6 approches thématiques sont en tout disponibles et 12 œuvres analysées.

Pour chaque fiche, des activités sont proposées pour le premier et le second degrés, ainsi que pour l’enseignement professionnel.

A noter, l’exposition sera présentée aux enseignants les mercredis après-midi du 10 et 17 octobre à 14h30, sur simple inscription auprès du service pédagogique

Au travers de ces quatre parties, le visiteur pourra découvrir des univers mêlant religion (« Le Portement de Croix » d’Abel Grimmer), fantastique (« L’air », « L’eau », « Le Feu », « La Terre » de Jan Brueghel l’Ancien), mythologie (« Jonas et la baleine », Paul Bril), humour (« Le concert dans l’œuf », Pieter Brueghel le Jeune), effroi (« Triptyque du Jugement dernier » de Jérôme Bosch), enfer (« La Chute de Lucifer » de Herri Met de Bles) et paradis (« Le Paradis » de Jérôme Bosch).

Fantastique et quotidien

Le quotidien est également présent dans les toiles des maîtres : on y voit les paysans travailler aux champs, les travaux de la mine (« Paysage avec travaux de la mine » de Herri Met de Bles ) ou encore les bohémiens (« Paysages avec des Bohémiens » de Cornelius van Dalem et Jan van Wechelen).

Faisant le lien avec l’exposition Babel (qui se termine le 14 janvier), « Les Fables du paysage flamand » comprennent une partie entièrement dédiée à la fameuse Tour : le visiteur pourra ainsi voir le « Paysage avec la Tour de Babel » de Tobias Verhaecht, « La Destruction de la Tour de Babel » de Hans Bol, « La Tour de Babel » de Hendrick III van Cleve.

Cette magnifique exposition est l’occasion de découvrir ou redécouvrir les grands maîtres Bosch, Brueghel, Bles, Bril, Patinir ou les maîtres un peu moins connus tels que Jan Mandijn ou Kerstiaen de Keuninck, et de savourer leur impressionnante modernité.

1 commentaire sur "Les peintres flamands au Palais des Beaux-arts de Lille"

  1. DK  23 novembre 2012 à 22 h 26 min

    Très intéressant votre article à l’occasion de l’exposition au Palais des Beaux-Arts de Lille sur le thème de la fable dans le paysage flamand. Les termes employés sont justes, à une exception près : votre allusion en introduction à des peintres « belges » du 16ème siècle. Il s’agit donc d’une simple rectification. D’abord, il s’agit d’un anachronisme car la Belgique n’est apparue qu’au lendemain de Waterloo, en 1830. Ensuite et surtout, votre exposition rappelle clairement l’histoire multiséculaire, par contraste, de la Culture flamande, i.c. l’Ecole de Peinture flamande. Qui plus est, outre la Flandre en zélande, certes très restreinte, il se trouve surtout que les artistes-peintres flamands d’entre Dunkerque, Lille et Douai ont tout autant donné en la matière au fil du temps. D’où tout l’intérêt de réaffirmer inlassablement la primauté de la Culture, universelle par essence (même si l’univers, en l’espèce, c’est la Flandre uniquement!), sur d’autres vocables apparus avec l’instauration de frontières issue des nationalismes du 19ème siècle.Signaler un abus

    Répondre

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.