Interrogé par les Echos hier sur une éventuelle revalorisation du salaire des enseignants à long terme, Vincent Peillon a affirmé que cela « dépend[rait] de l’état des finances publiques ».

Aujourd’hui, a indiqué le ministre de l’Education nationale, « la situation des finances publiques ne permet pas d’améliorer de façon substantielle et indiciaire les carrières des professeurs ». Et la revalorisation financière des enseignants décidée par Luc Chatel n’a « concerné que très peu d’enseignants et n’a « eu aucun effet sur la crise du recrutement » a-t-il affirmé.

« La première responsabilité pour notre pays, c’est de mettre des professeurs formés devant nos enfants et de leur donner les moyens de faire réussir leurs élèves », a-t-il estimé, jugeant que la remise en place d’une année de formation payée constituait « aussi une revalorisation, y compris financière ». Le ministre a également insisté sur  les « moyens matériels et moraux donnés » aux futurs enseignants, comme les 6 000 emplois d’avenir, les bourses de service public et l’année de stage.

Selon Vincent Peillon, les professeurs partageraient « pleinement le sens de la priorité, y compris budgétaire, accordée à l’école ».