Jean-Claude Carle, sénateur UMP de Haute-Savoie et vice-président du Sénat, interpelle aujourd’hui le ministre de l’Education nationale dans un communiqué intitulé « Faut-il être encarté au PS pour devenir enseignant, Monsieur le Ministre ? »

Le sénateur s’y étonne du discours de Vincent Peillon qui avait qualifié, la semaine dernière devant le Sénat, le concours de recrutement d’enseignants organisé au printemps prochain de « concours de la gauche ». Le PS entend-il « continuer longtemps à prendre en otage le système éducatif à des fins uniquement électoralistes » ? interroge Jean-Claude Carle.

Craignant que les 43 000 recrutements prévus au budget 2013 se fassent « au rabais », l’élu estime que « ce n’est pas de plus d’enseignants dont nous avons besoin mais d’enseignants mieux formés, plus accompagnés, plus soutenus et plus valorisés ». 60 % d’enseignants « déclarent ne pas pouvoir faire face à la difficulté scolaire faute d’une formation pratique », regrette le sénateur.

« Ce n’est pas en doublant, demain, les crédits dédiés à l’enseignement scolaire que les choses iront mieux », affirme Jean-Claude Carle, préconisant une modification de « l’organisation d’un système qui ne répond plus aux exigences de notre société ».