De grands noms de l’art contemporain s’emparent de l’imaginaire. Pour cette première partie, intitulée « Les Dérives de l’imaginaire« –la partie 2 étant programmée à partir du 17 octobre- les œuvres de deux artistes retiennent particulièrement l’attention.

C’est le cas par exemple de l’œuvre de Seth Price, jeune artiste new-yorkais. Il est présent dans cette exposition au travers de deux imposants tableaux blancs, réalisés en jetant des cordes sur la toile, laissant le hasard les disposer à sa guise, et le visiteur rêver à leur signification.

On est également fasciné par l' »Esperluette » de Ryan Gander, qui présente ici sa « bibliothèque d’artiste« . Face à une vitrine, le visiteur voit défiler sur un tapis roulant toutes sortes d’objets, baguette sur nappe à carreaux, fauteuil défoncé, bouteilles thermos, clavier d’ordinateur, carabine, tasse sur soucoupe ou encore aspirateur rieur…

D’autres œuvres de Ryan Gander retiennent vivement l’attention dans l’exposition : il s’agit de la série « Associative Ghost Template« . Elle consiste en grands panneaux de plexiglas découpés au laser, qui contiennent des descriptions d’objets manquants gravés au laser. Les panneaux sont à la fois majestueux et suffocants et l’impression que l’on a en les voyant est vraiment déroutante.

Parmi les oeuvres très intéressantes à découvrir également : « Les déversoirs d’orage » de Dove Allouche et les très surprenantes sculptures « Stoned Text » de Pierre Vadi.

Au final, une exposition vivement recommandable et qui tient ses promesses : l’imaginaire y est sollicité à chaque instant, et de façon plus qu’inaccoutumée.