Les difficultés administratives rencontrées lors d’une demande de titre de séjour restent un cauchemar pour beaucoup d’étudiants étrangers, même après la réécriture de la circulaire Guéant. Plusieurs diplômés témoignent aujourd’hui dans le Monde de leur découragement face aux problèmes rencontrés avec l’administration, malgré leur souhait de rester étudier en France.

Ils déplorent notamment la longueur de la procédure d’obtention ou de renouvellement du titre de séjour. Mario Alvim, chercheur brésilien en informatique ayant préparé sa thèse à Polytechnique, a ainsi mis plus de 11 mois à obtenir le sien. « Je ne recommanderais pas à un ami non européen de venir passer son doctorat en France en raison des problèmes de visa », regrette le jeune homme.

Les témoignages se rejoignent également sur l’accueil qui leur est réservé au sein des préfectures : les étudiants dénoncent un « manque de respect, d’empathie », un « traitement humiliant », le « plus mauvais souvenir de la France ».

En conséquence, 59 % des doctorants étrangers ont une carte de séjour inadaptée, révèle une enquête de la Confédération des jeunes chercheurs.